Cheveux et mythologie

La chevelure : un symbole de force et de séduction

Véritable parure, la chevelure est, depuis les temps les plus reculés, considérée comme un symbole de séduction chez la femme.

La mythologie grecque fait état, avec ferveur, des chevelures luxuriantes de nombreuses déesses : Aphrodite qui enveloppait sa nudité dans sa longue chevelure blonde, Vénus qui faisait sa toilette entourée de grâces mais s'occupait elle-même de ses cheveux, Ariane dont la belle chevelure flottant au vent contribua probablement au coup de foudre qui s'empara de Bacchus (ou Dionysos) a sa vue, etc.

La signification de la chevelure est tout autre chez l'homme pour lequel elle est un symbole de force. L'histoire de Samson est édifiante a cet égard. Il tirait sa force prodigieuse de l'opulence de sa chevelure. La perfide Dalila découvrit son secret et le rendit vulnérable en le rasant, permettant ainsi aux Philistins de le réduire en esclavage. Mais, lorsque ses cheveux repoussèrent, il retrouva sa force et renversa le temple de Dagon sur les Philistins, et sur lui-même.

Les cheveux et les dieux

Chez les Grecs, la chevelure avait une telle importance que la couper pour en faire don aux dieux était l'offrande suprême. C'est ainsi que Bérénice consacra une boucle de ses cheveux a Aphrodite afin que son époux Ptolémée III revienne vivant de la guerre de Syrie.

Les dames grecques faisaient de même vis-à-vis d'Asclépios, dieu de la Médecine, pour obtenir la guérison de certaines de leurs maladies. En Égypte, les prêtres d'Isis se rasaient pour manifester leur détachement. Les Musulmans conservaient au sommet de leur crâne une mèche de cheveux dont se servait Mahomet pour les transporter au paradis.

Les capitulaires de 630 obligeaient les religieux a se faire raser et a renoncer ainsi au moyen de plaire. Pour les Hindous, le monde est couvert d'une immense chevelure, infiniment filée. Les cheveux de Siva s'identifient avec les directions de l'espace, et constituent la trame de l'univers.

Le pouvoir conféré par la chevelure

Au temps des pharaons, les perruques constituées de cheveux naturels, de laine et de fibres de feuilles faisaient fureur chez les Égyptiens. Leur degré de sophistication était directement proportionnel au rang social

Chez les Gaulois et les Francs, la chevelure, synonyme de noblesse et de puissance, représentait la marque de distinction de la royauté. En la perdant, le roi de France perdait aussi immédiatement sa royauté. Les maires du palais pouvaient ainsi ce dé­barrasser des rois fainéants en les faisant raser et en les enfermant dans un cloître. La chevelure est un des rares sujets sur lequel Juifs, Musulmans et Chrétiens sem­blent être d'accord : ces trois confessions religieuses voient dans sa trame, le plus terrible des objets de péché et de séduction. C'est si vrai que le Concile de Constantinople de 692 menace d'excommunication ceux qui boucleraient ou tein­ draient leurs cheveux, et, 1 000 ans plus tard, vers la fin du XVIe siècle, le Concile de Tours préconise encore de semblables mesures.


Les cheveux et la guerre


Les cheveux représentaient parfois de véritables trophées en temps de guerre. Les célèbres scalps prélevés par les Indiens sur le crâne de leurs ennemis en sont un exemple. Les Romains infligeaient également la tonsure aux peuples vaincus. Plus récemment, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, les femmes accusées d'avoir eu des liaisons avec les Allemands envahisseurs avaient été rasées et exhibées.

Les cheveux et la mort

Dans de nombreuses sociétés, le rasage représentait un signe de deuil lors de la perte d'un être cher.

Les calvities célèbres

- La reine Néfertiti était affligée d'une alopécie d'origine peladique qu'elle enduisait d'une mixture faite de graisse de lion, graisse d'hippopotame, graisse de crocodile, graisse de chat, graisse de serpent et graisse de bouc égyptien. Cette composition a été retrouvée sur le papyrus d'Ebers.

- Ramsès II avait également une alopécie d'origine peladique.

- Socrate se consolait devant son important dégarnissement capillaire en estimant que « l'herbe ne pouvait pousser dans les rues actives ».

- Hippocrate était célèbre pour la pauvreté de sa chevelure. Il donna son nom aux calvities importantes. Vers 400 avant Jésus-Christ, dans ses aphorismes, Hippocrate établissait une relation entre les alopécies et l'apparition de troubles hémorroï­daires : « Chez les chauves, il ne survient pas de varices volumineuses, mais s'il survient des varices chez les chauves, leurs cheveux repoussent.»

Recette antique pour la croissance des cheveux sur une tête qui devient chauve

  • Graisse de lion
  • Graisse d'hippopotame
  • Graisse de crocodile
  • Graisse de chat
  • Graisse de serpent Graisse de bouc égyptien

... A malaxer et à frotter sur les zones chauves

• Jules César masquait son alopécie sous une couronne de feuilles de laurier. Il ob­tint, par un vote du sénat, la possibilité de la porter en permanence.

- Galien vers l'an 200, puis Avicenne (Ali Ibn Sina) vers l'an 1000, furent les pre­miers à décrire la couche graisseuse du cuir chevelu.

- François 1er en jouant dans un champ de neige avec des torches enflammées, se brûla accidentellement les cheveux. La gravité des brûlures était telle qu'il fallut lu raser le cuir chevelu pour permettre une bonne cicatrisation. Par déférence pour leur monarque, les courtisans se firent également tondre.

- Louis XIV, le Roi-Soleil ne fut pas épargné par la calvitie. Son barbier le rasai quotidiennement, en secret, et lui mettait une volumineuse perruque bouclée.

- La reine Marie-Antoinette perdit brutalement les cheveux foncés de sa chevelure « poivre et sel » lors de son embastillement en 1792. Ce fut l'explication du blan­chiment brutal de sa chevelure dont elle retrouva la couleur avant de monter sui l'échafaud.


Le traitement de la calvitie à travers les temps


Le plus ancien spécialiste des maladies du cuir chevelu est l'égyptien Hakiem el Demagh (4000 ans avant J.-C.). Les premiers traitements utilisés contre la chute des cheveux dateraient de cette époque.

Broyer une demi-poignée d'écorces de pins, de feuilles de myrte et de cheveux jeune fille, filtrer le liquide obtenu. Cette lotion devait être appliquée sur le cuir chevelu le soir au coucher.

Une autre « recette » était préconisée en cas d'échec de ce premier traitement : faire macérer dans de l'huile de la graisse de nigelle, des baies de genévrier, de verveine, d'armoise amère et du laudanum.

Enfin une dernière mixture était censée permettre «de faire repousser les cheveux sur un crâne dégarni» : mélange d'huile de lin, de cendres de racines de fougères, de la poudre de lentisque, un broyat d'amandes et du son de blé. Après application, le crâne devait être nettoyé avec une lotion a base d'eau-de-vie et d' eau de fleur d'oranger.

En 1698, a l'Académie royale des sciences, le savant médecin Nicolas Lemery donnait dans son Traité universel des drogues simples, la définition suivante des cheveux, humains : « Espèce de plantes qui poussent sur la tête de l'homme et aussi à d'autres endroits.»


Les prothèses

Les Romains préféraient masquer leurs calvities en se peignant pour rabattre une mèche sur la tête plutôt qu'en utilisant une perruque.

Seul le vaniteux Hadrien pré­conisa une perruque pour lui-même et créa ainsi une mode passagère chez tous les Romains chauves. Du XIIIe au XVIe siècle, les rois et les seigneurs portaient le cheveu court.

La perruque revint à l'honneur sous Louis XIV. En fait, il tentait de cette façon de dissi­muler les effets d'une maladie de peau.

Une autre préoccupation ancienne : les cheveux blancs

Des « traitements » pour cheveux blancs ont été retrouvés sur plusieurs papyrus d'Ebers : viscères de poissons, organes génitaux de chien, chiures de mouches, saleté d'ongles d'hommes, souris cuites mises dans de la graisse, etc...

Tibulle proposait l'écorce de noix, et Ovide faisait état de teinture par des herbes de Germanie.

« Un homme avait deux femmes, l'une jeune, l'autre vieille. La jeune voulait lui arracher ses cheveux blancs (pour qu'il ait l'air plus jeune), alors que la vieille voulait lui arracher les noirs ; et ainsi, entre elles deux, il devint complètement chauve. »(Parabole des deux épouses, Talmud.)


Est-ce que la coloration par le henné est encore pratiquée à notre époque ?

La vogue écologique de ces dernières années a remis à la mode ce végétal aux effets colorant, fortifiant et volumateur. Le henné convient tout particulièrement aux cheveux fins et plats ainsi qu'aux cuirs chevelus gras. Il provient des feuilles d'un arbuste originaire d'Arabie, Lawsonia alba, très riches en pigments cuivrés. Cette teinture capillaire, très utilisée dans le bassin méditerranéen, est préconisée depuis l'Antiquité. La reine Néfertiti a du probablement l'utiliser puisque, a l'instar des autres divinités égyptiennes, son tombeau renfermait parmi mille trésors des feuilles de henné.

Quels effets peut-on espérer obtenir avec le henné ?

Son utilisation obéit à des règles très strictes. La coloration est réservée aux chevelures foncées, car les cheveux clairs ou blancs virent à l'orange. L,'intensité de la couleur varie selon la provenance du henné. Certains pigments donnent une teinte acajou et d'autres un ton roux vif (les pigments de couleur rouge se concentrent dans les feuilles uniquement après l'apparition des fleurs blanches).

Pour profiter de l'action gonflante sans teinter les cheveux, il faut utiliser du henné neutre, artificiellement débarrassé des pigments. Cet effet volumateur est du a la Présence de mucilages qui gainent les tiges des cheveux.

Pour obtenir un léger reflet auburn, le henné est utilisé en infusion de feuilles, comme le thé ou la camomille, au moment du rinçage après le shampoing. Pour une coloration prononcée, il faut appliquer un cataplasme à base de poudre de henné pendant quelques minutes, puis rincer et faire un shampooing. Cette teinture pénètre la cuticule du cheveu et persiste près de deux mois.

 
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