Effets du Minoxidil à 5% chez l'homme

De nouveaux travaux visant à augmenter l'efficacité et la tolérance du minoxidil, ont conduit à la mise au point d'une nouvelle forme dosée à 5 %. Les expertises ont justifié l'agrément de ce produit par les autorités sanitaires de différents pays dont la France. Dans une étude contrôlée, randomisée en double aveugle, les essais cliniques effectués sur ce nouveau produit chez 393 hommes âgés de 18 à 49 ans atteints d'alopécie androgénétique, ont prouvé un gain d'efficacité significative (45%) par rapport au minoxidil à 2 % et au placebo.

L'effet anti-chute est dès la 6ème semaine 3 fois plus efficace avec cette nouvelle formule qu'avec celle à 2 %. La repousse est obtenue dès le 2ème mois, versus 4 mois pour la forme à 2 %, soit un gain de temps important.

Les effets secondaires se limitent à une irritation du cuir chevelu, probablement plus liée à l'excipient qu'au principe actif, puisqu'elle était retrouvée avec la même fréquence pour le placebo.

On constate également que l'absorption transcutanée du minoxidil à 5 % est faible et sans conséquence majeure sur le plan général, car la plus forte concentration sanguine de minoxidil relevée était en moyenne de 2,2 ng/ml avec la forme à 5 %.

A titre indicatif, il faut un minimum de 21,7 ng/ml après absorption orale pour observer un effet hémodynamique.

(*)Trancik R. 5% topical minoxidil in the treatment of male androgenetic alopecia. In : Second Intercontinental Meeting of Hair Research Societies, 1998;Nov. 5-7. Washington DC, USA.

Traitements médicaux des alopécies androgénétiques

A l'heure actuelle, il n'existe pas d'autres traitements efficaces de l'alopécie androgénétique ayant l'AMM que le minoxidil (solution à 2 % et à 5 %) et le finastéride (1 mg per os).

En 1998, le Dutastéride inhibiteur de la 5 alpha-réductase de type I et II est toujours en expérimentation. Cette molécule inhibe plus de 90 % du taux sérique de la DHT par voie orale. Elle pourrait de ce fait être très efficace sur la repousse des cheveux.

Le Dutastéride est comparable au finastéride. Les deux molécules sont des azastéroïdes inhibiteurs de la 5 alpha-réductase. Néanmoins le finastéride est un inhibiteur spécifique de la 5 alpha-réductase I tandis que le Dutastéride inhibe les 2 isoenzymes.

Au vu de la distribution des isoenzymes 1 et 2 de la 5 alpha-réductase au niveau de la peau, du cuir chevelu et de la prostate, le double inhibiteur devrait être plus adapté au traitement de l'hypertrophie bénigne de la prostate et de l'alopécie androgénétique masculine.

A propos du finastéride, Kaufman a réalisé une étude multicentrique randomisée en double-aveugle chez des patients ayant une alopécie androgénétique masculine (AAGM) pour évaluer l'efficacité et la tolérance du finastéride 1 mg per os contre placebo pendant 5 ans. 1553 hommes de 18 à 41 ans, avec AAG Hamilton II vertex à V ont été randomisés pour recevoir soit du finastéride 1 mg per os soit du placebo pendant la 1ère année.

Puis 1215 hommes de ceux-là ont continué l'étude pendant 4 ans supplémentaires, répartis en 4 groupes respectivement avec : finastéride/finastéride, finastéride/placebo, placebo/finastéride et placebo/placebo respectivement.
Les résultats de l'étude ont montré une nette amélioration du comptage de cheveux (277 cheveux/cm²) chez 65 % des patients du groupe finastéride par rapport au groupe placebo qui lui, n'a pas montré d'amélioration. De plus, 90 % des patients traités par finastéride n'ont pas eu de chute de cheveux visible par rapport à 25 % seulement des patients sous placebo pendant 5 ans.

Par contre 75 % des patients sous placebo ont eu une poursuite de leur chute de cheveux contre 10 % des patients sous finastéride pendant la même période. L'analyse des résultats à long terme a montré l'efficacité du finastéride par rapport au placebo chez des hommes atteints d'AAG. Il faut souligner que cet effet positif augmente avec la durée du traitement du fait de l'augmentation progressive de l'efficacité du traitement par finastéride versus placebo.
Par ailleurs, les effets secondaires tels la légère diminution de la libido et du volume de l'éjaculat ainsi qu'un léger dysfonctionnement érectile chez moins de 2 % des patients sous finastéride ont tous été réversibles dès l'arrêt du traitement.

L'auteur a conclu qu'un traitement à long terme par finastéride 1 mg per os sur 5 ans est bien toléré, sans effets secondaires notables, et qu'il produit une amélioration significative et durable de la repousse de cheveux avec un arrêt de la progression de la chute de cheveux qui se serait poursuivie sans traitement.

Stough et Coll. ont rapporté les résultats d'une étude monocentrique randomisée en double-aveugle contre placebo chez neuf paires de jumeaux monozygotes de sexe masculin. Les auteurs ont évalué l'efficacité du finastéride 1 mg/j contre placebo pendant 12 mois sur l'alopécie androgénétique de jumeaux masculins monozygotes âgés de 20 à 45 ans ayant une AAG de stade II vertex à V selon Hamilton.

L'un des jumeaux de chaque paire recevait du finastéride 1 mg/j alors que l'autre était sous placebo pendant un an. Les résultats de cette étude ont montré que 100 % des patients sous finastéride ont eu une nette augmentation du comptage de cheveux (D = 16 cheveux/cm²) contre 44 % des patients sous placebo ont une baisse (D = 4 cheveux/cm²) par rapport au compte initial qui était de 163 ± 69 cheveux/cm² chez les 2 groupes.

Le groupe finastéride a montré une diminution significative du taux de DHT après 12 mois de traitement par rapport au groupe placebo où le taux de DHT initial est demeuré inchangé. Le finastéride a été bien toléré par tous les patients sous traitement.
Cette étude princeps a permis d'évaluer avant et après traitement les effets du finastéride chez des hommes ayant une AAGM en observant les modifications phénotypiques chez des jumeaux génotypiquement identiques. De plus, elle suggère que les facteurs génétiques prédominent dans l'expression de l'AAGM en constatant néanmoins que les facteurs environnementaux peuvent jouer un rôle mineur.

Cette étude conclut que le finastéride utilisé chez des jumeaux masculins monozygotes a montré une nette amélioration du compte de cheveux et des photographies globales ainsi qu'une meilleure satisfaction des jumeaux à propos de l'aspect de leur chevelure.

Les cheveux Afro-Américains

Introduction

Les spécificités ethniques du coiffage et les particularités biologiques et physiologiques des cheveux et du cuir chevelu des Afro-Américains sont à l'origine de pathologies multiples auxquelles s'ajoutent les pathologies communes aux autres ethnies (Caucasiens, Mongoloïdes).

Ainsi, les traitements médicaux, cosmétologiques et chirurgicaux doivent-ils s'adapter à l'étiologie d'une part et à la spécificité ethnique d'autre part. - Caracteristiques des cheveux afro-americains Les cheveux et le cuir chevelu des Afro-Américains présentent des particularités structurelles, anatomiques et physiologiques. Les cheveux et le cuir chevelu des Afro-Américains présentent des particularités structurelles, anatomiques et physiologiques :

Une tige hélicoïdale et spiralée, de section aplatie ou elliptique, des racines incurvées, une densité capillaire inférieure de 20 % à celle des caucasiens, une vitesse de croissance inférieure de 30 % à celle des caucasiens et un pourcentage de télogènes plus élevé. Peu sont des négroïdes Africains purs, mais présentent plutôt des caractères bi- ou multiraciaux.

Pathologies communes aux trois grands groupes ethniques

3.1 La pelade

On distingue plusieurs types dont le diagnostic, le pronostic et les traitements sont similaires à ceux des autres ethnies.

  • Formes en plaques
  • Ophiasique
  • Totale
  • Universelle

 
Fig. 1 : Alopécie peladique du vertex chez la femme, d'apparition brutale après kidnapping de son enfant.

 

 

 3.2 Les alopécies androgénétiques masculines et féminines
Les alopécies androgénétiques masculines et féminines ont la même topographie et sont de même pronostic chez les Afro-Américains que dans les autres ethnies, mais l'approche thérapeutique et les traitements ne sont pas toujours les mêmes.

Les lotions au minoxidil à 2 % et 5 % ont paradoxalement une meilleure appréciation cosmétologique que chez les Caucasiens et les Mongoloïdes : ceci est du aux effets « graissant » du propylène glycol sur les tiges capillaires. Leur conseil de prescription est similaire. Le finastéride est d'indication quasiment identique à celle des autres ethnies. Les transplantations capillaires chez l'homme et chez la femme sont quasiment similaires à celle des autres ethnies. Les particularités des transplantations chez les Afro-Américains sont essentiellement :

  • un prélèvement en pleine zone donneuse médio-occipitale pour éviter une cicatrice hypertrophique ou chéloïde
  • une préparation de greffes en unités folliculaires de 2 à 4 cheveux plutôt qu'en microgreffes de 1 cheveu
  • chez l'homme, un dessin de la ligne frontale antérieure plus arrondie que dans les autres ethnies
  • chez la femme, un dessin plus rectiligne en associant une reconstruction frontale et temporale.




Fig. 2 : Alopécie androgénétique. Ludwig type II, avant (A) et après (B) correction par une séance de greffes d'unités folliculaires


3.3 La trichotillomanie

La trichotillomanie s'observe chez l'enfant et chez l'adulte.

Les aspects cliniques et psychologiques sont similaires à ceux des autres ethnies. Il faudra toujours rechercher d'autres phénomènes de traction surajoutés, particuliers à l'ethnie afro-américaine.

3.4. Les alopécies cicatricielles de l'enfant et de l'adulte

L'alopécie cicatricielle est définie par la destruction des follicules pileux, remplacés par du tissu fibreux. Le diagnostic est clinique, la confirmation diagnostique est histologique, avec examen en immunofluorescence directe.Les étiologies sont multiples et on distingue :

- Les alopécies cicatricielles congénitales

-Les alopécies cicatricielles acquises primaires avec infiltrat lymphocytaire (lupus érythémateux discoïde, lichen plan pilaire, pseudopelade de Brocq, syndrome de dégénérescence folliculaire, alopécie mucineuse)

-Les alopécies cicatricielles acquises primaires avec infiltrat neutrophile (folliculite décalvante, teigne favique, cellulite disséquante du scalp, acné chéloïdienne, acné nécrotique, folliculite en touffes)

-Les alopécies cicatricielles acquises secondaires (d'origine physique, tumorale ou infectieuse)

3.5 La dermite séborrhéique

Il faut souligner l'effet aggravant de produits souvent utilisés par les Afro-Américains : lanoline, huile de soja, huile de germe de blé, lécithine, squalène et huile de ricin.

L'arrêt de leur utilisation est indispensable.

Plutôt que des lavages fréquents, il vaut mieux préconiser un shampooing traitant hebdomadaire avec l'aide a minima d'une lotion faiblement cortisonée.

Pathologies specifiques aux afro-americains

4.1 Les alopécies de traction

Liées aux divers types de coiffures pratiquées dans ce groupe ethnique (queues de cheval, tresses, brushings, bigoudis, postiches) elles sont localisées essentiellement en région fronto-temporale.

Les traitements consistent à arrêter les tractions et à appliquer une lotion de minoxidil à 2 %. Les greffes de cheveux seront préconisées sur les zones restant alopéciques après 6 mois de traitement.

 







Fig. 3 : Alopécie de traction chez une femme ménopausée avant (A) et après (B) une séance de greffes d'unités folliculaires.

4.2 L’alopécie du 'peigne chauffant'

Syndrome de dégénérescence folliculaire, Sperling p
rovoquées par l’association de pétrole chaud et d’un peigne chauffant ou d’un fer à friser

 




Fig. 4 :Alopécie du 'peigne chauffant'

Provoquée par l'association du pétrole chaud et d'un peigne chauffant localisée préférentiellement au vertex. Le traitement préventif vise à supprimer ces manipulations et le traitement définitif est assuré par la transplantation de greffes de cheveux ou l’utilisation d’une prothèse capillaire.

4.3 Folliculites et pseudo-folliculites

Les folliculites et pseudo-folliculites sont la conséquence de la pénétration cutanée par le cheveu courbé (après rasage chez l'homme ou après épilation chez la femme) qui provoque la formation de papules, de papulo-pustules folliculaires, de papulo-pustules périfolliculaires ou de ganulomes à corps étrangers.

La prévention consiste à supprimer les rasages ou les épilations à la pince et à préconiser l'épilation à la cire, l'utilisation de lotions ou de crèmes dépilatoires, l'emploi de rasoirs spéciaux ou l'épilation définitive.

Le traitement des lésions est basé sur l'administration d'antibiotiques locaux (érythromycine topique) ou per os.

4.4 Folliculites chéloïdiennes

Localisées surtout sur la nuque, les folliculites chéloïdiennes sont caractérisées par une papule débutante et un infiltrat granulomateux puis par une plaque cicatricielle.

Ne pas raser cette région, et traiter par une antibiothérapie locale et per os, une corticothérapie intralésionnelle, une cryothérapie à l'azote liquide et une exérèse chirurgicale, effectuée avec prudence.




 

Fig. 5 : Folliculite et papules chéloïdiennes de la nuque

5. Cellulite disséquante du scalp


(perifolliculitis capitis abscedens et suffodiens)

D'étiologie mal définie, la cellulite disséquante du scalp est un mélange d'occlusion folliculaire, d'acné conglobata et d'hidradénite suppurée. Observée surtout chez l'homme, elle se présente cliniquement par des abcès multiples parfois coalescents, des occlusions folliculaires, une alopécie cicatricielle, des cicatrices hypertrophiques ou des chéloïdes.

Les analyses bactériologiques sont négatives (staphylocoques).

Divers traitements peuvent être appliqués : corticoïdes et antibiotiques per os, excisions chirurgicales, isotrétinoïne (40 mg/j), sulfate de zinc (400 mg per os), céphalosporine (500 mg) + rifampicine (600 mg/j) ou incision/drainage lors d'abcès fluctuants.


 

 

 



Fig. 6 : Cellulite disséquente du scalp

Les traitements vont s'adapter aux exigences de ces particularités ethniques.

5.1 Les particularités cosmétologiques

Chez les Afro-Américains les particularités cosmétologiques sont liées à la sécheresse et la fragilité des tiges capillaires. Le conseil cosmétologique aura alors pour mission de prévenir et de corriger en permanence ces anomalies structurelles du cheveu.

5.2 Les traitements chirurgicaux Chez les Afro-Américains


Les traitements chirurgicaux sont spécifiques en raison du caractère crépu des tiges, de l'incurvation des racines, des risques de cicatrisation hypertrophique, voire chéloïdienne, et des risques d'hyperpigmentation ou d'hypopigmentation.

Ils doivent toujours être sélectionnés en fonction de la localisation de l'acte pour mieux prévenir les risques de cicatrisation excessive ou dyschromique. Les techniques chirurgicales elles-mêmes (exérèses, lambeaux, greffes, etc) doivent être adaptées aux particularités du cuir chevelu afro-américain.

Comme pour toute chirurgie dermatologique du cuir chevelu, les indications sont guidées par de nombreux paramètres tels que la nature, l'étendue et la localisation de l'alopécie, le sexe, l'âge et les particularités individuelles du patient, et enfin, l'évolutivité du phénomène alopéciant. Cette chirurgie obéit à trois grands principes techniques :

La transplantation d'autogreffes sous formes de microgreffes et d'unités folliculaires Fig. 7

Fig. 7 : Alopécie de traction avant (A) et après (B) deux séances de transplantation d'unités folliculaires

  • La rotation ou la transposition de lambeaux
  • La réduction simple ou assistée par la pose d'un extenseur ou d'un expandeur.

- 5.3 Les traitements médicaux

Les traitements médicaux seront sélectionnés pour essentiellement éteindre les phénomènes inflammatoires apparus malgré les efforts de prévention.

Conclusion :

La pathologie capillaire des Afro-Américains présente, en plus de toutes les pathologies communes aux trois ethnies, des particularités génétiques, des particularités socio-culturelles (types de coiffures), des particularités chimiques du cheveu (sécheresse tige) et des particularités tissulaires du cuir chevelu (réactions inflammatoires).

La prévention et les conseils thérapeutiques vont être essentiellement guidés par la fragilité des tiges, les risques de folliculites et de mauvaise cicatrisation, et chercher à modifier certaines habitudes ancestrales de coiffage.

Ouvrages de réferences...

1- Thibaut S, Bouhanna P., Bernard B.A. and al. Human hair shape is programmed from the bulb. Br J Dermatol., 2005 ; 152(4) : 632-638.

2- Loussouarn G, African hair growth parameters, Br J Dermatol, 2001, 145, 294-297.

3- Bouhanna P. la pathologie des cheveux afro-américains : spécificités diagnostiques et thérapeutiques. Pp 111-118, in : Les alopécies - de la clinique au traitement. Collection Guide Pratique de Dermatologie. Editions MED'COM, Paris, 2004, 143 pp.

4- Bouhanna P et Reygagne P, Pathologie du cheveu et du cuir chevelu, Editions Masson, Paris, 1999, 350 pp.

5- Scott DA, Disorders of the hair and scalp in blacks. Dermatol Clin, 1988, 6 : 387-395.

6- Sperling LC and Sau P, The follicular degeneration syndrome in black patients: 'Hot comb alopecia' revisited and revised, Arch Dermatol, 1992, 128 : 68-74.

7- Halder RM, Pseudofolliculitis barbae and related disorders, Dermatol Clin, 1988, 6 : 407-412.

8- Halder RM, Hair and scalp disorders in blacks, Cutis, 1983, 32 : 378-380.

9- Schewach-Millet M, Fiv R and Shapira D, Perifolliculitis capitis abscedens et suffodiens treated with isotretinoin (13 cis-retinoic acid), J Am Acad Dermatol, 1986, 15 : 1291-1292.

10- Olsen EA Ed, Disorders of Hair Growth - Diagnosis and treatment, MacGraw-Hill Inc, New York, 1994, 426 pp.

11- Bouhanna P., Dardour JC. Hair Replacement Surgery. Textbook and Atlas. Editions Springer-Verlag, Berlin Heidelberg, 1996, 236 pp.

12- Bouhanna P, Chirurgie dermatologique esthétique du cuir chevelu, traité cosmétologie et dermatologie esthétique, EMC, 2000, 50 : 430 A 10.

13- Bouhanna P. Pathologie des cheveux afro-américains : spécificités diagnostiques et thérapeutiques. B.E.D.C., 2004 ; 12 (4) : 74-77.

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Entretenir ses cheveux

Les soins cosmétiques sont faciles à réalise, ils peuvent être résumés en quelques points :

• Nettoyer les cheveux sans trop les décaper, avec des shampooings faiblement détergents lorsqu'ils sont gras (tableau VII).

• Utiliser des shampooings et crèmes pour les cheveux secs.

PRODUITS COSMETIQUES POUR CHEVEUX SECS - Tableau VII

Soins après-shampooing Shampooing Créme
Baume après-shampooing (Neutrogena) Lactocerat (Ducray) Onguent (La Roche Posay)
Lactocerat émulsion (Ducray) Alphaseptol Item Phyto 7 (Phytosolba)
Lactocerat masque (Ducray) Klorane shampooing à la Quinine
Phythérose (Phytosolba) Normaker (La Roche Posay)
Provégol Baume rinçage


Totéphan shampooing
Phytojoba (Phytosolba)
Provégol extra doux
Prétor

 
  • Avant et/ou après exposition solaire, prendre certaines précautions. Le soleil, sur tout s'il est associé aux bains de mer, accentue le dessèchement des tiges de cheveux.
  • Les cheveux fins et fragiles vont atteindre plus rapidement leur point de rupture.

Ceci peut être évité par l'utilisation de crèmes ou d'huiles solaires (tableau V III avant et/ou après exposition, et, après les bains, par des rinçages systématiques avec de l'eau tiède additionnée de vinaigre ou de jus de citron ou l'utilisation de baumes ou « rinçages ».

  • Lorsque le cuir chevelu est sclérosé (« dur »), faire des massages sur sa totalité, ce qui permet de le décoller et de l'assoupli
  • Si des pellicules sont associées, utiliser des shampooings adaptés.
  • En cas de démangeaisons sans autres manifestations, essayer des rinçages à l' aide de Vichy Saint-Yorre, sinon utiliser des lotions ou crèmes adaptées.


Voir aussi notre article sur les traitements des pellicules et cheveux gras

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Trichodynie

L'alopécie androgénogénétique progresse en principe sans occasionner de signes fonctionnels. Cependant certains patients se plaignent de douleurs des cheveux. Quelle est la signification de cette "trichodynie"?

Parmi 222 patientes consécutives consultant pour chute de cheveux, 34% décrivaient des sensations douloureuses, "comme si les cheveux étaient peignés à contre-sens" ou encore à type de piqûres d'aiguilles.

Aucun lien chronologique cohérent n'apparaît avec la chute de cheveux. La quantification de la chute ne montre aucune différence entre les consultantes décrivant une trichodynie et les autres.

L'âge moyen et le stade de l'alopécie sont également comparables. S'agit-il d'une douleur "projetée" d'origine psychologique?

Faut-il y voir au contraire la traduction clinique de la réaction inflammatoire souvent constatée par les pathologistes au cours de l'alopécie androgénogénétique?

Même si ce symptôme n'a apparemment aucune pertinence clinique, il serait sans doute intéressant de mieux connaître sa pathogénie. Lui avoir donné un nom est une première étape.


REBORA A. Trichodynia. Dermatology 1996. 192 : 292-293. . (*) Bouhanna P. Quoi de neuf dans le traitement du cuir chevelu. Réalités Thérapeutiques 1996. ; 57:60-66