Généralités sur l'alopécie androgénétique

L'alopécie androgénétique, autrefois appelée séborrhéique, ou calvitie, est un processus de chute anormale des cheveux touchant l'homme et la femme, et provoquant des dégarnissements plus ou moins importants du sommet du cuir chevelu.

Le terme "androgénétique" explique la double origine de ce phénomène : la réceptivité aux hormones mâles des racines des cheveux, et la prédestination génétique des cheveux à subir cette stimulation.

Dès le IVè siècle avant Jésus-Christ, Aristote remarque que ni les enfants, ni les eunuques ne sont chauves, et établit un rapport entre la perte des cheveux et la sécrétion d'hormones mâles. La confirmation scientifique ne viendra qu'au XXè siècle.

Dans les Entretiens dermatologiques publiés en 1913, Sabouraud rapporte une enquête menée par le médecin de la cour d'Abdul Hamid, dernier sultan de Constantinople. Parmi les 157 eunuques du sérail, "aucun n'était chauve sauf un qui n'avait aucun poil sur le corps" (exception due sans doute à une pelade universelle).

En 1940, Hamilton établie un rapport entre le déclenchement de l'alopécie commune et la sécrétion d'hormones androgènes. Il avait observé que des adolescents castrés en bas âge et génétiquement prédisposés à la calvitie ne perdaient pas leurs cheveux. L'administration d'androgènes provoqua chute et dégarnissement capillaires.

L'hypothèse d'Aristote était ainsi confirmée. Les hormones mâles entraînent bien, chez les sujets génétiquement prédisposés, une accélération du cycle de croissance qui aboutit à l'épuisement précoce du capital de renouvellement des follicules. De plus en plus fins, les cheveux se transforment bientôt en duvet, pour disparaître ensuite totalement une fois le nombre de cycles programmés est atteint.