Mécanisme de la chute de cheveux

Les molécules exogènes " Sonic hedgehog " (SHH) responsables du développement de la papille dermique sont capables d'induire le passage en phase anagène des follicules pileux télogènes. Le début de la phase anagène chez la souris est induit par les antagonistes des récepteurs œstrogéniques et par les protéines répondantes de la parathormone (PTH rP).

Des cellules de la papille dermique mises en culture en présence de protéines Wnt maintiennent leurs propriétés inductrices pendant plusieurs cycles, suggérant que le signal épithélial est composé d'un ou de plusieurs membres de la famille des Wnt. De plus, la transition de la phase anagène à la phase catagène dépend de la présence de facteurs de croissance fibroblastiques (FGF5).

Tout ceci amène les auteurs de cet article à proposer de nouveaux potentiels thérapeutiques. L'inhibition du FGF5 peut être utilisée pour prolonger la phase anagène et obtenir des cheveux plus longs.

D'autre part les antagonistes du PTHrP et les SHH peuvent induire le début de la phase anagène dans l'alopécie androgénétique, puisque les cellules de la papille dermique mises en culture en présence de Wnt maintiennent leurs propriétés anagènes inductrices. Ceci ouvre la voie devant la possibilité de clonage et d'expansion de ces cellules en culture.

Elles pourront être greffées sur le cuir chevelu pour induire la formation de nouveaux follicules pileux. Des cellules dermiques allogéniques peuvent être utilisées comme précédemment démontré par Reynolds et coll. en 1999.

D'autre part, comme les cheveux provenant de zones différentes du cuir chevelu sont différemment atteints d'alopécie androgénétique, il est donc tout à fait possible d'utiliser la greffe de cellules dermiques pour générer des follicules pileux testostérone - résistant.

Par ailleurs, l'alternative à l'induction de novo de follicules pileux serait de les mettre en culture en associant des cellules souches à des papilles dermiques. Cette approche va permettre d'altérer les caractéristiques des cellules par thérapie génique.

(Cotsarelis G., Millar S.E., Trends Mol. Med., 2001, 7(7) : 293-301).