Les oestro-progestatifs

Le traitement des alopécies androgénétiques féminines repose le plus souvent sur un traitement hormonal au long cours associé ou non au minoxidil local. Les androgènes accélèrent le renouvellement pilaire et la transformation des cheveux terminaux en duvet.

Chez la femme, 50 à 60 % des androgènes sont d'origine surrénalienne, 25 % d'origine ovarienne et le reste est issu d'une conversion périphérique par le foie, les tissus graisseux, la peau et les follicules pileux.

Les facteurs génétiques sont responsables d'une sensibilité variable des follicules pileux aux androgènes. Un traitement anti-androgène ou oestro-progestatif ne peut se concevoir qu'après un bilan endocrinien.

Le schéma de Kutten simplifié par Vexiau

Il associe de l'acétate de cyprotérone (Androcur - 50 mg/j, 20 jours sur 28) à de la 17 bêta-oestradiol percutanée (Oestrogel) ou per os (Progynova) 2 mg/jour - 20 jours sur 28. La contraception ne survient dans ce schéma qu'après le 2ème cycle. La pilule Diane 35 utilisée seule n'est pas suffisamment efficace mais elle peut être associée à la prise de 25 ou 50 mg d'acétate de cyprotérone pendant les 10 premiers jours du cycle.

Nouvelle pilule de la femme ménopausée

Climène est un oestroprogestatif séquentiel qui associe 2 mg de valerate d'oestradiol à 1 mg de cyprotérone pour chacun des 21 comprimés. Une fenêtre de sept jours d'arrêt est prévue entre les séquences thérapeutiques. L'utilisation de cet anti-androgène peut corriger l'hyperandrogénie relative fréquente à la ménopause.

(*) Bouhanna P. Quoi de neuf dans le traitement du cuir chevelu. Réalités Thérapeutiques 1994; 37:78-83uveau