Pelade de l'enfant et immunothérapie

Résultats à long terme de l'immunothérapie topique chez des enfants ayant eu une pelade totale ou une pelade universelle. L'immunothérapie topique a été utilisée dans les traitements d'enfants ayant eu une pelade en plaques avec des résultats encourageants.

L'étude de Tosti A. et coll. a été menée pendant six ans sur 33 enfants. La sensibilisation a été obtenue avec de l'acide squarique dibuthyl ester (SADBE) à 2 % dans de l'acétone.

Après 3 semaines, SADBE a été appliqué une fois par semaine.

La concentration était choisie afin de maintenir un bon degré de dermite de contact. Ainsi, en fonction de la réponse du patient, la dilution a été échelonnée de 0,00001 à 1 %.

Chaque patient a eu au moins un traitement par an. Pour les patients ayant obtenu une repousse complète, le traitement a été poursuivi pendant un an, sauf pour un des patients qui l'a interrompu au troisième mois. Le traitement n'a pas été interrompu chez les patients qui présentaient des aires d'alopécie évolutives durant la période d'étude.

Les résultats ont montré une repousse totale chez 10 enfants, soit 30,3 %. Six des 23 autres patients ont eu une repousse éparse de cheveux pigmentés, mais sans améliorations cosmétiques couvrantes de leur alopécie. 17 patients n'ont eu aucune repousse, ou une repousse de duvets blancs, avec ce traitement, qui a été considéré comme un échec et arrêté au bout d'un an.

- 7 des 10 patients qui ont eu une rechute sévère n'ont pas répondu à d'autres traitements. 3 de ces patients seulement ont bénéficié d'une bonne efficacité clinique, et seulement 2 ont maintenu une repousse complète après l'arrêt du traitement. Durant la période de suivi, la moyenne d'âge était de 5,9 années, avec un intervalle entre 4 et 12 ans.

En conclusion, selon l'auteur, le résultat indique que seule une faible proportion d'enfants présentant une alopécie peladique sévère peut espérer un bénéfice durable de l'immunothérapie topique.

(*) Bouhanna P. Quoi de neuf dans le traitement du cuir chevelu. RéalitésThérapeutiques 1997; 67:65-72